vendredi 24 avril 2015

Daredevil

Daredevil est une série de Drew Goddard et Steven S. DeKnight issue de la collaboration entre Netflix et Marvel, et basée sur le comics Daredevil créé en 1964 par Stan Lee et Bill Everett.
Elle a été mise en ligne intégralement le 10 avril 2015 sur Netflix.


Dans le quartier d'Hell's Kitchen a New-York, ville ayant souffert lors d'une invasion extra-terrestre vue dans Avengers, Matt Murdock (Charlie Cox) est un jeune avocat qui a subit un accident le rendant aveugle. Suite à ça il développe une sorte de sixième sens. La nuit, il sort masqué et vêtu de noir pour combattre la corruption et le banditisme qui s'étendent de plus en plus dans le quartier où il a grandit.
Le jour il essaye de combattre l'injustice par le biais de la loi et une fois la nuit tombée il s'improvise à la fois juge, juré et bourreau.
Et il ne manque pas de travail, en effet les criminels New Yorkais sont de plus en plus virulents alors qu'un homme, Wilson Fisk (Vincent D'Onofrio) semble les rallier à sa cause.



Premier postulat de cette série Daredevil, c'est dark. Tant littéralement que métaphoriquement. Un éclairage paradoxalement sombre c'est un choix de réalisation audacieux qu'ont fait les créateurs de la série mais néanmoins approprié. Le héros est aveugle et les techniques utilisées à l'image permettent au spectateur d'entrer dans le monde de Murdock. Des ombres, un travail sur la profondeur de champ, des hors-champs, ici on ne voit pas l'action, on la devine. Bon j'exagère, ce n'est pas si sombre à l'image, de plus, la réalisation est vraiment intelligente et on se laisse surprendre par des plans séquences audacieux ou des focalisations aussi déroutantes qu'intéressantes.

En terme de combats, les chorégraphies sont excellentes, ça saute, ça frappe, on est comme hypnotisé devant les scènes où le protagoniste malmène ses adversaires. Pour ce qui est du personnage principal, je le trouve néanmoins quelque peu raté, trop lisse, bien qu'en constant questionnement sur ce qu'il devrait faire ou ne pas faire. Murdock n'a pas assez de profondeur et les maigres flash-back sur son enfance n'aident malheureusement pas à s'attacher à lui. Contrairement à l'antagoniste principal, Wilson Fisk qui lui est parfait, à la fois incroyablement humain mais aussi bestial dans le sens littéral du terme. Il est dommage que le méchant soit mieux réussi que le héros que l'on suit durant les 13 épisodes de 50 minutes.

Et si j'évoque la durée de la série c'est pour soulever un défaut qui est peut être inhérent au fait que j'ai regardé la totalité de la série en moins de 48 heures. En effet de par ce visionnage intensif j'ai trouvé le rythme assez inégal. 50 minutes pour un épisode c'est un format assez long et autant certains passent à une vitesse folle, autant d'autres traînent en longueur.

Je parlais de la noirceur de la série plus haut et, outre l'image, il y aussi les thèmes, comme par exemple le questionnement constant sur le fait d'ôter la vie d'autrui, les agissements des truands et la violence qui rendent le tout étonnant. Après avoir regardé Marvel Agents of SHIELD, la série d'ABC est certes de bonne facture mais elle reste assez lisse, on pouvait penser que Daredevil serait une série qui resterait soft, et bien détrompez-vous, c'est sanglant, c'est dur, et les personnes facilement impressionnables ou sensibles devraient réfléchir à deux fois avant de se lancer.
Mention spéciale aux seconds rôles qui sont vraiment bons, principalement l'homme de main de Fisk, Wesley (Toby Leonard Moore), froid, poli et incroyablement sympathique ainsi que le meilleur ami et associé de Murdock, Foggy Nelson (Elden Henson) qui est à la fois drôle et touchant.




Daredevil est donc une bonne série, certes pas sans défauts mais qui plaira aux aficionados de l'univers cinématographique Marvel. Si vous aimez les ambiances sombres, l'action et les histoires de gangsters, vous y trouverez largement votre compte.


jeudi 9 avril 2015

La Trilogie de Bartiméus (Bartimaeus Sequence)

La Trilogie de Bartiméus de Jonathan STROUD aux éditions Albin Michel. 2003 – 2005, Fantasy



La Trilogie de Bartiméus, ou comment transformer les notes de bas de page, ces choses qui souvent vous ennuient et toujours cassent votre rythme de lecture, en de petites incises aussi drôles qu’instructives.

Cette trilogie fantasy, composée de L'Amulette de Samarcande, L'Oeil du golem et La Porte de Ptolémée, est un roman à deux, puis trois voix (à partir du tome 2). L'une est celle du héros éponyme: Bartiméus, un démon («djinn» s'il-vous-plaît, quand on est poli) âgé de quelques cinq milliers d'années. Il est puissant, roublard, sarcastique, vantard – en bref, un personnage extrêmement attachant.
En écho lui répond – lui commande – celle d'un jeune magicien dénommé Nathaniel. Celui-ci a douze ans au début de l'aventure et dix-sept lors de son dénouement. Il est exceptionnellement doué pour la magie, un peu tiraillé entre ses convictions et ses aspirations, et même carrément coincé en matière d'humour. Bref, un tandem qui va au clash. La troisième vient encore détonner avec l'ensemble, mais je n'en dirai pas plus sur cette dernière.
L'action se déroule essentiellement à Londres, alors que l'Empire britannique est au faîte de sa gloire coloniale. Au sommet de la pyramide socio-politique se situent les magiciens, à leurs pieds « les démons » et les plébéiens. Le tout est cimenté par un mélange de cupidité, d'aversion et de craintes mutuelles. Heureusement, nulle trace de manichéisme dans la composition.

Le style de l'auteur est très agréable. L'évolution des personnages est particulièrement bien travaillée. Son univers est plutôt original ; il s'agit ici d'un joyeux patchwork de faits historiques, légendaires et mythologiques plus ou moins déformés. Ces nombreux clins d’œil sont rafraîchissants, un vrai cocktail d'érudition et d'irrévérence. J'imagine que l'on perd un peu de la fraîcheur des jeux de mots avec la traduction française, mais on peut cependant saluer le travail d'Hélène Collon qui nous fait parvenir de beaux restes. Et c'est une férue de V.O. qui vous le dit.

Pendant la lecture des quelques 1 200 pages, je me suis divertie avec un roman pour adolescents, jubilatoire et de bonne facture et en ai retiré beaucoup de satisfaction – malgré un T.2 un peu plus terne. Puis, sur les 200 dernières, une profondeur philosophique jusque-là suggérée se révèle. Celle-ci m'évoque le bouddhisme indien : on y retrouve les concepts d'avatars, la douleur causée par le cycle des réincarnations, l'existence d'un monde chaotique parallèle au monde sensible...
Vu que cette œuvre pêche un peu d'un point de vue d'inventivité brute, je regrette que l'action et l'humour aient prévalu sur cet aspect.
J'aurais volontiers classé cette saga parmi les meilleures dans la catégorie Fantasy/S.-F. que j'aie lues à ce jour. Au risque de froisser l'ego d'un certain djinn ou de son auteur, je ne lui attribuerai que quatre cœurs sur cinq... soit une médaille d'argent – l'horreur suprême quoi, mais après tout, qui aime bien châtie bien !

Il va sans dire que j'ai très envie de lire L'Anneau de Salomon, même héros, même auteur, même édition (la version brochée est sortie en 2011 et la version poche en 2013). Cet épisode nous ramène 3 000 ans plus tôt, et l'on y dévoile les exploits dont se targue notre sémillant djinn à longueur de tome.
Edit : Lu et apprécié, ce fut un plaisir de retrouver le pédant... euh... sémillant... brillant Bartiméus. J'ai regretté la fait que l'"Autre monde" ne soit qu'évoqué, mais la révélation de ces fameux "entretiens avec Salomon" et les impertinence du bon vieux Bart' ont largement compensé mes attentes.


♥♥♥♥♡


mardi 31 mars 2015

It Follows

It Follows, film d’horreur américain écrit et réalisé par David Robert Mitchell, avec Maika Monroe, Keir Gilchrist et Jake Weary, sorti en France le 11/02/2015, 100 minutes.


Selon moi, la beauté d’un film provient de sa capacité à transporter le spectateur dans un lieu autre que la salle de cinéma. Cette qualité là je la retrouve parfois  chez les têtes d’affiche, mais tout de même plus souvent dans les films d’auteur. Pourtant It Follows m’a transporté loin de mon siège de cinéma confortable.

It Follows c’est l’histoire d’une jeune fille, Jay, pour qui le quotidien semble très paisible.  Elle est proche d’un garçon, Hugh, avec qui elle va avoir une expérience sexuelle. Jusque-là rien d’anormal, à part peut-être que je trouve le prénom Jay, vraiment peu féminin (rires). Mais l’expérience avec Hugh n’est pas bénigne, peu à peu, elle se sent observée et surtout suivie. À cela s'ajoute la disparition de son « ami Hugh ». S’en suit des événements qui confirment la présence d’une entité aux intentions franchement peu réjouissantes et que seule Jay peut voir. Aidée de sa sœur, et trois camarades, ils vont tout d'abord tenter de fuir...

Derrière ses aspects de teens movie, It Follows rappelle de par sa réalisation, les petits films d’auteur que je chéris tant. En effet, le cadrage est magnifiquement bien entreprit, le jeu d’acteur est à tomber par terre et la musique un pur bonheur. Bref, un côté extrêmement esthétique. Ici, pas de jump scares, ni de facepalms face à la médiocrité des comportements des personnages. Chacun à une réaction très proche de ce qu’on pourrait nous-même ressentir face à aux situations auxquelles ils sont confrontés. On est donc très loin des Paranormal Activity et de son Toby qui en devient attendrissant à force de visionnages. Outre la qualité de l’image, la musique est un point très important qui rend le film encore plus angoissant. La BO signée Rich Vreeland propulse notre cœur dans des montagnes russes, et on passe facilement du calme à l'effroi en un instant.

En termes de scénario, le concept de départ n’a pourtant rien d’extraordinaire. On est sur une idée de « chose » qui suit la personne maudite et la façon de « refiler » cette « chose » est une manière comme une autre de le présenter, et ne trouve son explication que dans le final du film. En effet, le réalisateur insiste sur le thème de la sexualité vu par l’adolescent. Ici, les avis sont partagés et je ne m’étendrais pas sur une soi-disant « dénonciation » de quoique ce soit. Pour ma part, si je devais définir le choix de ce format de scénario je dirai qu’on voit à travers « l'entité » une métaphore de la peur et l’angoisse de l’adolescent face à l’acte en lui-même. C’est pourquoi, le film est très orienté vers le ressenti même des personnages. Ces sentiments, ces petites jalousies, ces attirances…tous ces éléments qui font de ce groupe des adolescents normaux et les rendent extrêmement banals. C’est de cet aspect que provient la réelle empathie du spectateur : « ils n’ont pas une vie extraordinaire, ils sont nous. » Le théâtre de ces événements est la ville de Détroit qui apporte encore une fois, une touche d’angoisse à travers ces routes fantômes, je dirais même, cette population qui semble « zombifiée » et dans laquelle l'incarnation avance lentement et inexorablement.

Pour revenir un peu sur la prise de vue, je tiens à souligner la présence de plans séquences dans lesquels la caméra tourne sur elle-même afin d’avoir un angle de vue global. Et le rendu est tout bonnement magnifique. De plus, le passage entre la vision de Jay qui voit l'entité, et celle de sa sœur ainsi que ses camarades qui au contraire ne la voit pas, est très dynamique. Elle permet un petit moment de frisson lorsque nous nous retrouvons en tant que spectateur à s’affoler de la présence ou non de l’entité. Car, il est à préciser qu’il faut constamment fixer l'arrière-plan à la recherche de cette « chose » qui semble peu à peu se rapprocher.

Pour finir, je dirais que l’ensemble de ces composants font du film un véritable petit bijou des Horrors movies et me rassure quant au fait qu’il est encore possible d’avoir véritablement peur en sortant du cinéma. Devrais-je vraiment être rassurée d’avoir dû laisser la lumière allumée cette nuit-là ? Si vous avez l'opportunité de voir ce film, foncez ! Ne passez pas à côté de ce film !!!

dimanche 29 mars 2015

American Sniper

American Sniper, film américain réalisé par Clint Eastwood, avec Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimes. Biopic, Drame, date de sortie 18/02/15, durée 2h12.


Chris Kyle (Bradley Cooper) est le plus grand sniper de l'histoire américaine. Un héros national. Le plus grand tueur de la guerre d'Irak avec au compteur 160 tirs létaux officiels (255 selon ses dires). American Sniper, adapté du roman autobiographique de Chris Kyle, retrace le parcours exceptionnel et inhabituel de ce texan qui s'est dévoué à son pays et à l’œuvre militaire, sacrifiant sa vie de famille, sa tranquillité, et peut-être son humanité ?

La promotion faite autour du film m'avait donné envie d'aller le voir. Je savais, au vu du sujet, qu'il y avait de grands risques de tomber dans le patriotisme exacerbé, surtout quand le tout est réalisé par un cow-boy tel que Clint Eastwood, mais j'avais bon espoir qu'au contraire, la guerre soit fortement remise en cause, j'attendais qu'on nous montre une critique de Chris Kyle, que le personnage soit profond et qu'on nuance son propos.

Autant vous dire tout de suite que cet espoir n'a pas été comblé. Certaines choses m'ont cependant plu. La réalisation est soignée. Des images fortes, des couleurs consciencieusement choisies, une bande-son percutante, autant de détails qui vous plongent dans le film du début à la fin.
Le jeu de Bradley Cooper est irréprochable. C'est un acteur que j'aime beaucoup (je l'ai longtemps réduit à son physique plutôt avantageux, mais l'ai totalement redécouvert dans Happiness Therapy (Silver Lining en VO) où il livre une performance exceptionnelle), et je pense qu'il a tout à fait rempli le contrat avec sa prestation. Peut-être même était-il trop humain pour Chris Kyle qui a déclaré partout où il le pouvait qu'il ne regrettait aucun des meurtres qu'il a commis. Son seul regret était de n'avoir pas pu sauver tous ses hommes. Pour lui il y avait le bon, et le mauvais côté. « Vous préférez qu'on perde nos propres gars ou qu'on tue un des leurs ? » déclarait-il dans une interview en 2014. Et c'est un point de vue qui me déplaît profondément. Certes, c'est un biopic _ adapté d'une autobiographie. Mais il y avait tellement de possibilités de montrer que d'un côté ou de l'autre, il y avait des êtres humains, aussi bien Irakiens qu'Américains.
Eastwood aurait pu montrer la cruauté et les torts de chacun. Mais visiblement, la guerre de 2003 en Irak est encore trop récente dans la mémoire des Américains, et on nous présente les soldats Irakiens comme les pires des enflures face aux américains,_ courageux sauveurs de leur peuple sans franchement nuancer. Alors certes, on nous montre que Chris Kyle perd peu à peu son humanité. Mais Eastwood pose par-ci par-là quelques moments voulant nous attendrir ; son histoire familiale par exemple. Encore un point que je n'ai pas aimé.
Premièrement j'ai trouvé l'histoire avec sa femme extrêmement « clichée », donnant une image du couple particulièrement stéréotypée (bon, c'est un biopic, ils n'allaient pas réécrire sa vie de couple, mais disons que ça ne m'a pas aidé à apprécier la personne). Pire je n'ai pas trouvé d'utilité à ces passages, ils en venaient à casser le rythme du film. Sienna Miller n'est pas époustouflante dans son rôle, mais très jolie, une femme parfaite pour ce héros national. Personnellement, ça ne m'a pas rapprochée du personnage de Chris Kyle (au contraire). Et j'ai culpabilisé de ne pas aimer ce personnage qui nous est vraiment présenté comme un sacré héros.
Décédé en février 2013, tué par un vétéran de guerre traumatisé, il a eu droit à des obsèques nationales qui ont rassemblé les américains.

Je pense que je n'ai pas été touchée par le film comme le réalisateur voulait certainement que son audience le soit. Mais je ne regrette pas d'être allée le voir. Je me suis posée des tonnes de questions par la suite.
Je n'ai pas franchement aimé Chris Kyle tel qu'il est dépeint, mais n'était-il pas qu'un soldat qui obéissait aux ordres, baignant dans le patriotisme depuis sa plus tendre enfance et qui ne voyait en l'autre qu'un ennemi à exterminer ?
Une chose est sûre, cet esprit pro-américain, que je ne rejette pas systématiquement (il m'est simplement culturellement étranger), m'a ici vraiment dérangée parce qu'il crache au passage sur les pays du Moyen-Orient qui ne sont humanisés à aucun moment dans le film. Est-ce un parti-pris pour tout montrer du point de vue du sniper ? Peut-être, il n'empêche que cet homme est un héros pour une majorité d'américains, et je trouve la déduction qui en découle assez effrayante.

♥♥♡♡♡

lundi 23 mars 2015

Marvel - Les agents du S.H.I.E.L.D.

Marvel – Les Agents du SHIELD (série) inspiré du comics S. H. I. E. L. D. créé par Stan Lee et Jack Kirby, adapté par Joss & Jed Wedhon et Maurissa Tancharoen. 

En production. Actuellement 2 saisons, 32 épisodes de 42 minutes
Arrive en France sur W9 à partir du 18 mars



Revenu d’entre les morts après avoir été transpercé par Loki, l’agent Phil Coulson (l’excellent Clark Gregg) reprend du service. Il dirige désormais sa propre équipe composée de Grant Ward (alias Brett Dalton, le monsieur muscle), Mélinda Mai (jouée par Ming-Na, l’asiatique froide et calculatrice), les deux rats de laboratoire Fitz et Simmons (respectivement interprétés par Iain De Caestecker et Elizabeth Henstridge) et Skye (Chloe Bennet) recrutée par Coulson pour ses dons de hackeuse. Tout ce petit monde voyage à travers le monde dans le « Bus », un avion tout équipé, pour résoudre les enquêtes du SHIELD.

Cette série est la première coproduite par les studios ABC (à qui on doit notamment Once Upon A Time), Mutant Enemy (la société de production de Joss Whedon) et les tous jeunes studios MARVEL (crées en 2010). Une association plutôt réussie : plusieurs autres séries MARVEL sont attendues dont certaines destinées à NETFLIX pour un budget de 200 millions de dollars. Tout ceci reste cependant loin des budgets alloués aux dernières superproductions MARVEL (rachetés par les studios Disney) et des moyens techniques et humains que l’on peut retrouver dans séries diffusées par HBO, la chaîne concurrente. Point d’effets spéciaux extraordinaires ni de superstars (en dehors d’une apparition de Samuel L. Jackson), ce qui a éloigné beaucoup de téléspectateurs de la série aux USA, malgré un lancement record.
La série reste cependant de qualité avec des effets spéciaux qui sont loin d’être cheap, un univers parfaitement maîtrisé par Whedon (qui a accessoirement réalisé Avengers 1 & 2), une musique orchestrée par l’excellent Bear McCreary (The Walking Dead) et des décors tournés en partie en extérieur (dont Paris).
En France, les premiers épisodes ont battu tous les records d’audience de lancement d’une série sur la TNT.

Les agents du SHIELD suit typiquement les grandes lignes des séries d’enquête comme Castle, Bones ou Body of Proof : des personnages stéréotypés aux modes de vies contraires forcés à vivre et à travailler ensemble. Sur un fond d’enquêtes paranormales/extraterrestres/scientifiques, l’équipe se forme et les quêtes personnelles se dévoilent. On en apprend également d’avantage sur le SHIELD et son fonctionnement très codifié.
On peut cependant regretter le manque de profondeur dans le jeu de certains acteurs (en dehors de Coulson… Pratiquement tous en fait !!) pour ce qui est des deux premières saisons. Mais c’est aussi ce qui se passe pour de nombreuses autres séries du même genre. Espérons que la saison 3 apportera plus de relief aux personnages !


De gauche à droite : Skye, Simmons, Fitz, Coulson, Mai et Ward


♥♥♥♡♡






lundi 16 mars 2015

Star Wars Identities

Star Wars Identities, exposition visible à Lyon du 9 Novembre 2014 au 19 Avril 2015.



L’exposition nous propose de suivre les destins d’Anakin et Luke Skywalker et de comprendre comment, avec un bagage génétique similaire, ils ont suivi un chemin différent. Ce parcours se fait à travers dix composantes : l’espèce, les gènes, les parents, la culture, les mentors, les amis, les événements de la vie, la profession, la personnalité et les valeurs. Un bracelet interactif permet de créer son propre personnage dans l’univers de Star Wars en suivant les mêmes étapes.

L’exposition présente aussi une collection d’objets ayant servi sur les tournages des six films comme les costumes de Darth Vader, R2D2, C3PO… des maquettes de vaisseaux dont le Faucon Millenium, des dessins conceptuels et des accessoires. Un audio-guide permet de découvrir diverses anecdotes sur la création des films.

L’exposition s’articule donc entre trois thématiques (l’identité, la création de personnage et la collection) et l'ensemble étant parfaitement homogène. Chacun des dix thèmes de l’exploration de l’identité regroupe des objets, des vidéos ou des anecdotes en rapport avec l'univers de Star Wars et structurent la visite.
La collection est impressionnante et ravira les passionnés. Elle permet d’admirer quelques pièces absolument inédites. En plus de cela la partie éducative est particulièrement fascinante, exposant la construction d’une identité de l’enfance à l’âge adulte, en prenant exemple sur deux personnages emblématiques de l’univers. Chaque étape est analysée et appliquée à Luke et Anakin, permettant de voir comment chacun a choisi un côté opposé de la force. La création de notre propre personnage permet de nous impliquer dans le processus (un conseil : venez accompagné, ça sera utile pour une étape de l'exposition). Par contre, il est dommage que l’envoi du personnage par mail, histoire de garder un souvenir, ne fonctionne absolument pas. Vous avez de grandes chances de recevoir celui de quelqu’un d’autre.


J’ai beaucoup aimé cette exposition, qui, en plus d’être d’une richesse incroyable, sait rendre la visite instructive et ludique sur un sujet qui nous concerne tous : notre identité.
♥♥♥♥

mardi 10 mars 2015

Five Nights at Freddy's



Five night at Freddy’s sorti le 8 août 2014, développé par Scott Cawthon, survival horror sur PC, Iphone et Android.




Five Night at Freddy’s ce nouveau survival-horror a tous les ingrédients nécessaires pour une vraie expérience de jeu terrifiante. Peur garantie !


Le jeu nous plonge dans le rôle d’un garde de nuit au restaurant pour enfants : Freddy Fazbear Pizza tout juste ré-ouvert après de dramatiques événements.  Le but du jeu sera de survivre, entre minuit et six heures du matin pendant 5 nuits (correspondant à 5 niveaux), à l’attaque de robots articulés ayant l'apparence de mascottes : Les animatronics. Chaque début de nuit vous recevrez un appel d’un ancien employé, Phone Guy de son petit nom, qui vous donnera des conseils sur chaque antagoniste qui sont Freddy l’ours, Chica le canard, Bonny le lapin, Foxy le renard pirate. Reste le dernier, GOLDEN Freddy, qui est le seul animatronic qui ne vous tuera pas (mais apparaîtra de temps en temps pour brouiller votre écran). Ce jeu s'inspire du jeu « 1,2,3 soleil »


Le jeu est très simple à prendre en main, uniquement avec votre souris, vous devez surveiller les animatronics via les écrans de caméras de sécurité afin de vérifier leur déplacement et fermer les portes qui seront votre seul rempart contre eux. Mais attention, vous avez une énergie limitée, si celle-ci tombe à zéro, les animatronics ne feront qu’une bouchée de vous.


Véritable succès sur Steam, le jeu ne dispose pas de graphismes magnifiques, ni d’un gameplay avancé et tant mieux ! Le fait d'être restreint à un espace confiné rend l’atmosphère beaucoup plus oppressante, à chaque instant il faut être réactif aux sons et aux caméras, surtout lorsque l’une de nos « amies » regarde votre caméra de surveillance (Chica sera celle qui se fera l’honneur de vous sourire le plus ;) ). Les jumpscares et les effets sonores amplifieront la sensation de peur à chaque instant, plus les nuit passeront, plus les événements se déchaîneront sur vous… DU PUR DELIRE !


L’autre intérêt du jeu est aussi dans son background, car oui, une histoire glauque de meurtre se cache sous ces mascottes mécaniques qui s’animent la nuit. En effet, chaque appel que vous recevrez du Phone Guy vous explique quelques aspects du restaurant et sa récente réouverture : Pourquoi le précédent restaurant a-t-il été fermé ? Pourquoi les mascottes se déplacent-t-elles la nuit ? Pourquoi Freddy a-t-il des empreintes de main sur sa tête…. Oups j’en ai trop dit ! Raison de plus pour rester… une nuit de plus.

FNAF est l’un des jeux de l’année 2014 par son innovation dans le domaine de la peur, tout en restant simpliste mais d’une profondeur grandiose. Je n’ai personnellement pas réussi à aller au-delà de la troisième nuit, Bonnie se déplace vite, Chica fait trop peur, Foxy vous fonce (littéralement) dessus, et Freddy est caché derrière ses compères le rendant quasi-invisible ET PAF… GAMEOVER. Mais que de sensations fortes !
Deux suites sont actuellement sorties sur PC, Android et Iphone. Mais peut-être en parlerons-nous dans une prochaine critique.
A essayer d’urgence dans le noir et équipé d'une couche Tena !

♥♥♥♥♥