Affichage des articles dont le libellé est Série. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Série. Afficher tous les articles

mercredi 20 avril 2016

London Spy

A l'occasion du festival Séries-mania je vous propose un nouveau concept : "J'ai goûté pour vous !". Mes partenaires de plumes et moi-même visionnerons les premiers épisodes de séries (télés ou animés) pour vous dire en une courte critique si elles valent le détour ou non. Let's begin !

London Spy est une mini-série (5x60mn) anglaise d'espionnage créée par Tom Rob Smith en 2015 (a qui l'on doit aussi Enfant 44) avec Ben Whishaw, Jim Broadbent et Edward Holcroft.



Danny, jeune employé dans un entrepôt, mal dans sa peau et fleur bleue dans l'âme croise le chemin d'Alex employé de banque au tempérament impénétrable et froid. S'en suit une histoire d'amour qui cesse le jour ou Alex disparaît sans laisser de traces. Danny va enquêter sur la vie de cet homme dont il sait peu de choses et tenter d'obtenir des réponses à ses questions.

Cette mini série est très "typique" dans on aspect "british", manipulations et autres personnages antisociaux ou d'apparences antipathiques sont nombreux. L'histoire d'amour impossible se transforme peu à peu en une quête de l'identité du disparu. Ce thriller finement mis en scène est allié à une B.O de bonne facture qui sait renforcer le récit, un cadre léché et une image qui n'a rien à envier au 7ème art. Ben Wishaw (vu dans le rôle de Q dans les deux derniers 007, Dannish Girl ou encore Cloud Atlas aux côtés là encore de Jim Broadbent) porte magnifiquement le poids de cette série et vaut le détour à lui seul.
Plusieurs fois les personnages seront dérangeants voire perturbants (c'est le cas avec Charlotte Rampling) ce qui ajoute à l'ambiance mais pourra faire décrocher certains d'entre vous (il y a eu des rires de gêne dans la salle à ces moments-là). J'ai eu pour ma part un peu de mal avec les changements de personnalité du héros (naïf en début de série puis fin limier en fin de second épisode). Cette série saura néanmoins faire vibre votre fibre émotionnelle (avec ses scènes émouvantes et simplement touchantes) et est habilement maîtrisée comme toute série d'espionnage anglaise qui se respecte.

Deux épisodes qui laissent présager de bonnes choses pour la suite, on a envie de revenir et de commander la même chose en compagnie d'amis ! 

Verdict (sur 5) :

vendredi 24 avril 2015

Daredevil

Daredevil est une série de Drew Goddard et Steven S. DeKnight issue de la collaboration entre Netflix et Marvel, et basée sur le comics Daredevil créé en 1964 par Stan Lee et Bill Everett.
Elle a été mise en ligne intégralement le 10 avril 2015 sur Netflix.


Dans le quartier d'Hell's Kitchen a New-York, ville ayant souffert lors d'une invasion extra-terrestre vue dans Avengers, Matt Murdock (Charlie Cox) est un jeune avocat qui a subit un accident le rendant aveugle. Suite à ça il développe une sorte de sixième sens. La nuit, il sort masqué et vêtu de noir pour combattre la corruption et le banditisme qui s'étendent de plus en plus dans le quartier où il a grandit.
Le jour il essaye de combattre l'injustice par le biais de la loi et une fois la nuit tombée il s'improvise à la fois juge, juré et bourreau.
Et il ne manque pas de travail, en effet les criminels New Yorkais sont de plus en plus virulents alors qu'un homme, Wilson Fisk (Vincent D'Onofrio) semble les rallier à sa cause.



Premier postulat de cette série Daredevil, c'est dark. Tant littéralement que métaphoriquement. Un éclairage paradoxalement sombre c'est un choix de réalisation audacieux qu'ont fait les créateurs de la série mais néanmoins approprié. Le héros est aveugle et les techniques utilisées à l'image permettent au spectateur d'entrer dans le monde de Murdock. Des ombres, un travail sur la profondeur de champ, des hors-champs, ici on ne voit pas l'action, on la devine. Bon j'exagère, ce n'est pas si sombre à l'image, de plus, la réalisation est vraiment intelligente et on se laisse surprendre par des plans séquences audacieux ou des focalisations aussi déroutantes qu'intéressantes.

En terme de combats, les chorégraphies sont excellentes, ça saute, ça frappe, on est comme hypnotisé devant les scènes où le protagoniste malmène ses adversaires. Pour ce qui est du personnage principal, je le trouve néanmoins quelque peu raté, trop lisse, bien qu'en constant questionnement sur ce qu'il devrait faire ou ne pas faire. Murdock n'a pas assez de profondeur et les maigres flash-back sur son enfance n'aident malheureusement pas à s'attacher à lui. Contrairement à l'antagoniste principal, Wilson Fisk qui lui est parfait, à la fois incroyablement humain mais aussi bestial dans le sens littéral du terme. Il est dommage que le méchant soit mieux réussi que le héros que l'on suit durant les 13 épisodes de 50 minutes.

Et si j'évoque la durée de la série c'est pour soulever un défaut qui est peut être inhérent au fait que j'ai regardé la totalité de la série en moins de 48 heures. En effet de par ce visionnage intensif j'ai trouvé le rythme assez inégal. 50 minutes pour un épisode c'est un format assez long et autant certains passent à une vitesse folle, autant d'autres traînent en longueur.

Je parlais de la noirceur de la série plus haut et, outre l'image, il y aussi les thèmes, comme par exemple le questionnement constant sur le fait d'ôter la vie d'autrui, les agissements des truands et la violence qui rendent le tout étonnant. Après avoir regardé Marvel Agents of SHIELD, la série d'ABC est certes de bonne facture mais elle reste assez lisse, on pouvait penser que Daredevil serait une série qui resterait soft, et bien détrompez-vous, c'est sanglant, c'est dur, et les personnes facilement impressionnables ou sensibles devraient réfléchir à deux fois avant de se lancer.
Mention spéciale aux seconds rôles qui sont vraiment bons, principalement l'homme de main de Fisk, Wesley (Toby Leonard Moore), froid, poli et incroyablement sympathique ainsi que le meilleur ami et associé de Murdock, Foggy Nelson (Elden Henson) qui est à la fois drôle et touchant.




Daredevil est donc une bonne série, certes pas sans défauts mais qui plaira aux aficionados de l'univers cinématographique Marvel. Si vous aimez les ambiances sombres, l'action et les histoires de gangsters, vous y trouverez largement votre compte.


lundi 23 mars 2015

Marvel - Les agents du S.H.I.E.L.D.

Marvel – Les Agents du SHIELD (série) inspiré du comics S. H. I. E. L. D. créé par Stan Lee et Jack Kirby, adapté par Joss & Jed Wedhon et Maurissa Tancharoen. 

En production. Actuellement 2 saisons, 32 épisodes de 42 minutes
Arrive en France sur W9 à partir du 18 mars



Revenu d’entre les morts après avoir été transpercé par Loki, l’agent Phil Coulson (l’excellent Clark Gregg) reprend du service. Il dirige désormais sa propre équipe composée de Grant Ward (alias Brett Dalton, le monsieur muscle), Mélinda Mai (jouée par Ming-Na, l’asiatique froide et calculatrice), les deux rats de laboratoire Fitz et Simmons (respectivement interprétés par Iain De Caestecker et Elizabeth Henstridge) et Skye (Chloe Bennet) recrutée par Coulson pour ses dons de hackeuse. Tout ce petit monde voyage à travers le monde dans le « Bus », un avion tout équipé, pour résoudre les enquêtes du SHIELD.

Cette série est la première coproduite par les studios ABC (à qui on doit notamment Once Upon A Time), Mutant Enemy (la société de production de Joss Whedon) et les tous jeunes studios MARVEL (crées en 2010). Une association plutôt réussie : plusieurs autres séries MARVEL sont attendues dont certaines destinées à NETFLIX pour un budget de 200 millions de dollars. Tout ceci reste cependant loin des budgets alloués aux dernières superproductions MARVEL (rachetés par les studios Disney) et des moyens techniques et humains que l’on peut retrouver dans séries diffusées par HBO, la chaîne concurrente. Point d’effets spéciaux extraordinaires ni de superstars (en dehors d’une apparition de Samuel L. Jackson), ce qui a éloigné beaucoup de téléspectateurs de la série aux USA, malgré un lancement record.
La série reste cependant de qualité avec des effets spéciaux qui sont loin d’être cheap, un univers parfaitement maîtrisé par Whedon (qui a accessoirement réalisé Avengers 1 & 2), une musique orchestrée par l’excellent Bear McCreary (The Walking Dead) et des décors tournés en partie en extérieur (dont Paris).
En France, les premiers épisodes ont battu tous les records d’audience de lancement d’une série sur la TNT.

Les agents du SHIELD suit typiquement les grandes lignes des séries d’enquête comme Castle, Bones ou Body of Proof : des personnages stéréotypés aux modes de vies contraires forcés à vivre et à travailler ensemble. Sur un fond d’enquêtes paranormales/extraterrestres/scientifiques, l’équipe se forme et les quêtes personnelles se dévoilent. On en apprend également d’avantage sur le SHIELD et son fonctionnement très codifié.
On peut cependant regretter le manque de profondeur dans le jeu de certains acteurs (en dehors de Coulson… Pratiquement tous en fait !!) pour ce qui est des deux premières saisons. Mais c’est aussi ce qui se passe pour de nombreuses autres séries du même genre. Espérons que la saison 3 apportera plus de relief aux personnages !


De gauche à droite : Skye, Simmons, Fitz, Coulson, Mai et Ward


♥♥♥♡♡